mercredi 4 février 2026

"SOS d'un terrien en détresse" : extrait de mon nouveau projet.


  
Une suite au projet Agartha est en cours d'écriture. Il n'était pas prévu que je publie un extrait mais celui-ci me tient à cœur. Voici un témoignage personnel transposé à l'histoire de mon personnage masculin. Voilà la confession d'un état d'être, d'une expérience sincère et authentique 

 J’ouvre donc ce fichier qui m’est envoyé avec grand enthousiasme. Gaëtan est resté bien mystérieux quant à son contenu, je n’ai aucune idée à ce moment-là que j’allais découvrir une facette si importante de sa personnalité.

Chère Fanny, je ne te l’ai jamais dit mais pendant des années, avant mon intégration au parc, j’ai tenu un blog. Celui-ci était assez populaire et c’est grâce à lui notamment que j’ai été repéré par Grace. Je t’envoie cet article pour que tu me découvre un peu plus en profondeur. Il était nécessaire que tu le lises avant de prendre connaissance des autres articles de mon blog. Ceux-ci te seront utiles et complémentaires à ta formation.

"Comme d'habitude, je n'ai que mon ordinateur pour m'écouter donc me voilà. Ce matin, j'ai été extirpé d'un rêve délicieux où j'étais en très bonne compagnie. C'est assez fréquent d'ailleurs que je puisse rencontrer ou devrais-je dire retrouver cette famille d'âme qui ne partage malheureusement pas mon quotidien. Comment décrire ce sentiment d'amour et de réconfort que je ressens auprès d'eux ? Une sorte de retour à la maison nocturne mais dont je me passerais en fin de compte car le réveil est à chaque fois si douloureux. Je me suis donc réveillé avec un mal de tête intense et me suis tiré hors de mon lit avec un sentiment de nausée et de désespoir. Un sentiment poignant de solitude qui m'envahit de plus en plus ne me quitte pas. Et pourtant, je suis loin d'être seul. Je dirais même que je suis bien entouré. D'ailleurs, ma copine est formidable. Mais il faut croire que ce ne soit pas suffisant. La douce présence a donc naturellement disparu avec la nuit faisant réapparaitre une fois de plus cette tristesse qui sommeille en moi. Une absence qui ne porte pas de nom particulier mais qui est réelle tout en étant mystique. Cette piqûre m'est assenée de temps à autre pour me rappeler qu'il y a, quelque part, loin de moi, des âmes de qualité avec lesquelles existe un lien d'amour authentique. Cette brûlure dans la poitrine me mord avec force à chaque fois que le fer vient s'y poser de nouveau. Pour arriver à ne plus la sentir, je me raisonne, je m'occupe et me contente de choses petites ou grandes. Cela fonctionne et l'enthousiasme au quotidien est présent. Les jours, les mois passent mais l'illusion finit toujours par s'effriter. Une absence d'envie, un défaitisme sournois me collent à la peau aujourd'hui. A l'absence s'ajoute un autre mal de vivre. La sensation d'être étriqué dans un costume. La peur d'être condamné à errer toujours aux mêmes endroit. Le constat de vivre les mêmes choses en cycles continus. L'ennui que je redoute tant se rapproche de plus en plus malgré l'énergie déployée pour le repousser. Je veux vivre d'une façon qu'il n'est pas permis de vivre ici, sur cette planète bien particulière. Ma frustration ne concerne pas uniquement ma petite vie. Franchement, comment peut-on être réellement heureux dans un monde malheureux ? J'ai souvent l'impression d'être traversé par des siècles de souffrance collective et dois retenir mes larmes. Le temps passe mais rien ne change vraiment. Alors oui, la forme change car la barbarie est moins présente, mais le fond est toujours le même : la soif de pouvoir, le non amour, l'anti vie, le service à soi, la haine... L'impasse est réelle, cette civilisation doit évoluer. La révolte est pourtant bien présente et des actes sont posés mais c'est en vain. Les tyrans ne veulent pas appliquer de vrais solutions pour que la précarité et la violence disparaissent. Aujourd'hui, on constate que la lente agonie est volontaire. Après tout, à qui doit-on rendre des comptes financièrement, à Dieu ? Non, bien sûr. Les humains ont crée la monétisation, ce n'est donc pas une chose dictée par la nature ou la source de toute chose. Ainsi, ce que l'humain fait, il peut le défaire, c'est évident. L'avenir ressemble à un point d'interrogation menaçant et s'en est assez. Les projets, les rêves, le progrès sont des mots sur lesquels on est en train de tirer des traits. Et la jeunesse, elle va devenir quoi dans tout ça ? Dans cette absence de sens, dans cette immense difficulté de s'auto-réaliser ? Vivre l'instant présent ça va bien deux minutes. Une solution sous forme d'état d'esprit pour s'adapter à cette morosité. Pour ne pas sombrer dans la dépression. Mais moi j'en ai assez de ne pas pouvoir me projeter dans l'avenir justement. Mon optimisme en une fin heureuse est à bout de souffle. Oui, comment peut-on être satisfait de vivre ici alors qu'il y a tant d'injustices, de mensonges et de souffrances ? Je ressens de plus en plus souvent dans mes rêves, la présence d'êtres venus d'ailleurs. Ils sont lumineux, aimants et parfois je reçois d'eux des enseignements. Voilà pourquoi aussi je me sens si démuni face à un monde qui mérite mieux. J'aimerais tellement apporter ma contribution pour gommer tous ces points d'interrogations et apporter des solutions et des réponses. Aujourd'hui j'ai besoin de souffler ces mots sur cette page virtuelle non pas pour me déverser en larmes mais parce qu'écrire me permet de vider cette coupe pleine d'amertume. Je ne souhaite pas me décharger sur vous, lecteurs, mais si ce partage vous touche ou même, vous ressemble, alors sachez que vous n'êtes pas seuls."

J’avais 25 ans et un mal-être conséquent comme tu peux le constater. Ma copine est tombée dessus et sa réaction fut décevante. Elle m’a quitté peu de temps après, décrétant que j’étais bizarre, dépressif et que si je rêve d’autres femmes c’est que je ne l’aimais pas. Son égo avait parlé, elle voulait être le centre de mon monde et elle voulait un homme qui lui apporte de la sécurité. En fait, elle ne m’aimait pas réellement. Pas comme je l’expérimentais dans mes rêves. J’aurais pu me douter qu’elle lirait ce texte puisqu’il est public. Je ne m’étais pas posé de question alors que sa jalousie n’était pas une découverte. La rupture semblait être prévue à l’avance dans mon parcours. J’ai souffert quelques temps d’avoir été rejeté et abandonné de la sorte et puis les blessures ont cicatrisé. Cette épreuve fut une bénédiction et m’a rendu lucide entre autre chose.
Fanny, il y avait des êtres que je ne pouvais effectivement pas nommer mais il y avait surtout une femme : toi. Je n’étais pas certain de cela mais quand je t’ai retrouvé, j’ai su que c’était toi. J’ai ressenti cette force d’amour également. Alors, oui, je t’annonce que je t’aime. Peut-être aurais tu préféré que je te le dise de vive voix. Rassure toi, c’est la première chose que je ferai lorsque nous nous reverrons.
C’est une épreuve de courage pour moi que de t’envoyer cet article. Quelle que soit ta réaction, je l’accueillerai.

Gaëtan.


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