Comment des centaines de millions de personnes se déplaçaient elles dans les villes, travaillaient dans des usines,
commerçaient à travers les continents et vivaient dans des
bâtiments architecturalement identiques sans les technologies de communication
que l’on nous dit indispensables ? Des réseaux de canaux européens aux systèmes
ferroviaires asiatiques, des plans en damier des villes américaines aux réseaux
de distribution de gaz apparaissant simultanément dans le monde entier. Les infrastructures
physiques révèlent un niveau de coordination que l’histoire officielle ne
parvient pas à expliquer. En examinant les archives municipales, les revues
d’ingénierie et les bâtiments eux-mêmes; le constat est sans appel. Ces
systèmes étaient trop sophistiqués et sont apparus trop soudainement pour que l'on puisse parler d'invention et non d'un héritage aussi mystérieux soit-il. Il ne s’agissait pas de développement primitif ni d’améliorations
progressives : c’étaient des réseaux matures, déployés sur plusieurs continents
en l’espace de quelques décennies, tous fondés sur des principes identiques. Cette enquête explore la vie quotidienne dans le monde du 19ème siècle avec ses systèmes de circulation inter continentales, ses
technologies qui alimentaient les villes, ses structures organisationnelles qui
coordonnaient le commerce mondial, ainsi que ses preuves architecturales encore
visibles dans chaque vieille ville. Il devient alors difficile d’accepter le récit officiel d’un
développement isolé plutôt que celui de systèmes hérités et délibérément
occultés.







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