En hommage aux femmes qui ont osé briser leurs chaînes pour retrouver leur liberté. Du soutien pour celles qui ne le peuvent pas. En souvenir de celles qui en sont mortes.
Voici un court extrait de mon prochain livre. Celui-ci n'illustre pas du tout la thématique de son contenu mais il mérite d'être mis en avant.
"Mon évasion a lieu un samedi soir et j’ai finement tout
organisé depuis des semaines pour que cela soit rapide et efficace.
Ma valise et celle de Sarah sont prêtes, posées dans ma chambre. Baptiste rentre de je ne sais où vers 18h. Inutile de faire durer le suspense plus longtemps. Je suis à deux doigts d’un réel malaise, mon ventre et mon cœur sont comprimés comme jamais mais je tiens bon.
Baptiste se pose dans le canapé et s’apprête à allumer la télé.
- Il faut qu’on parle.
- Mmmh ? marmonne-t-il sans me regarder.
- Je demande le divorce, dis-je de but en blanc.
Baptiste tourne enfin la tête vers moi.
- C’est une blague ?!
- Non, c’est très sérieux.
Sans attendre, je m’avance vers lui, pose le dossier préparé par mon avocate et recule de quelques pas, plus méfiante que jamais.
Baptiste me regarde avec un air qui mêle le mépris et l’étonnement puis il se saisit des papiers. Quelques secondes plus tard, il les jette sur la table basse, sans prendre le temps de lire correctement. Tant pis, il aura tout le temps de le faire quand je serai partie.
- Alors là, il faut que tu m’expliques Amandine ! Qu’est-ce que tu as à me reprocher au juste ?
- Je ne t’aime plus.
- Ce n’est pas une excuse valable pour se permettre de briser une famille. Tu as quelqu’un d’autre, c’est ça ?!
- Non je ne vois personne et je te signale que pour former un couple, il faut être deux à le vouloir. Moi je ne le veux plus, c’est une excuse valable. J’ai tout à fait le droit de rompre et donc de ne plus vivre avec toi. Il n’y a pas d’autre solution que de divorcer.
- Et Sarah, tu y as pensé au moins ?!
- Evidemment, tu crois quoi ! Elle s’y fera, ce ne sera pas la première enfant à vivre cette situation.
- Tu n’as pas de cœur ! Depuis quand tu joues les hypocrites avec moi ?
- Je me suis rendu compte de certaines choses il y a quelques mois. Avant ça, je n’ai jamais été hypocrite, simplement patiente et attentive à tes besoins.
Je suis très étonnée de l’assurance avec laquelle je mène ma plaidoirie. C’est comme si une force invisible me tenait la main et m’apportait l’énergie nécessaire pour affronter la situation.
- Et mes sentiments à moi, tu en fais quoi ?!
- Si tu m’aimais vraiment, tu ne te comporterais pas ainsi avec moi.
- Ah, oui, ça veut dire quoi ça !?
- Tu es un pervers narcissique Baptiste. Si tu ne sais pas ce que ça veut dire, je t’invite à te renseigner. Tu es méprisant, possessif, manipulateur, extrêmement lunatique et j’en passe. En résumé, tu es très désagréable et toxique. J’ai mis des années à m’en rendre compte mais c’est terminé, je n’ai pas à subir ça plus longtemps.
- Putain, mais quelle connasse, j’y crois pas ! Avec tout ce que j’ai fait pour toi !
- Laisse tomber la culpabilité, ça ne fonctionne plus.
- Je travaille comme un dingue pour t’offrir cette vie confortable espèce d’ingrate. C’est pas avec ton salaire de coiffeuse que tu aurais pu te payer une maison et des vacances à l’étranger chaque été.
- Merci mais ce n’est pas suffisant pour me garder. J’aurais préféré avoir moins de confort et être avec quelqu’un de plus gentil.
- Compte pas sur moi pour bouger de la maison, je ne vais pas te faciliter les choses crois-moi !
- Je m’y attendais figure-toi. C’est pour ça que je m’en vais chez mon père, là, maintenant. Demain matin je récupère Sarah chez sa copine et nous vivrons chez lui le temps de trouver un appartement. Cependant, je te préviens, mon avocat va te contacter rapidement alors je te conseille de te faire à l’idée parce-que ce divorce va avoir lieu.
Je sens que la colère qui monte progressivement en Baptiste est sur le point d’exploser. Sa main droite est en train de monter dans un mouvement lent et crispé. Il faut que je parte au plus vite.
- Si jamais tu portes la main sur moi, je dépose une plainte pour coup et blessure. Une femme battue c’est pris au sérieux et pour le divorce ça ne va pas t’aider du tout.
Sur ce, je m’éloigne, récupère les valises rapidement et sors de la maison. Pas le temps de m’appesantir sur mes mains qui tremblent et ma respiration qui peine à retrouver un rythme normal. Une fois dans ma voiture, je démarre rapidement, en route vers une vie plus heureuse."
Ma valise et celle de Sarah sont prêtes, posées dans ma chambre. Baptiste rentre de je ne sais où vers 18h. Inutile de faire durer le suspense plus longtemps. Je suis à deux doigts d’un réel malaise, mon ventre et mon cœur sont comprimés comme jamais mais je tiens bon.
Baptiste se pose dans le canapé et s’apprête à allumer la télé.
- Il faut qu’on parle.
- Mmmh ? marmonne-t-il sans me regarder.
- Je demande le divorce, dis-je de but en blanc.
Baptiste tourne enfin la tête vers moi.
- C’est une blague ?!
- Non, c’est très sérieux.
Sans attendre, je m’avance vers lui, pose le dossier préparé par mon avocate et recule de quelques pas, plus méfiante que jamais.
Baptiste me regarde avec un air qui mêle le mépris et l’étonnement puis il se saisit des papiers. Quelques secondes plus tard, il les jette sur la table basse, sans prendre le temps de lire correctement. Tant pis, il aura tout le temps de le faire quand je serai partie.
- Alors là, il faut que tu m’expliques Amandine ! Qu’est-ce que tu as à me reprocher au juste ?
- Je ne t’aime plus.
- Ce n’est pas une excuse valable pour se permettre de briser une famille. Tu as quelqu’un d’autre, c’est ça ?!
- Non je ne vois personne et je te signale que pour former un couple, il faut être deux à le vouloir. Moi je ne le veux plus, c’est une excuse valable. J’ai tout à fait le droit de rompre et donc de ne plus vivre avec toi. Il n’y a pas d’autre solution que de divorcer.
- Et Sarah, tu y as pensé au moins ?!
- Evidemment, tu crois quoi ! Elle s’y fera, ce ne sera pas la première enfant à vivre cette situation.
- Tu n’as pas de cœur ! Depuis quand tu joues les hypocrites avec moi ?
- Je me suis rendu compte de certaines choses il y a quelques mois. Avant ça, je n’ai jamais été hypocrite, simplement patiente et attentive à tes besoins.
Je suis très étonnée de l’assurance avec laquelle je mène ma plaidoirie. C’est comme si une force invisible me tenait la main et m’apportait l’énergie nécessaire pour affronter la situation.
- Et mes sentiments à moi, tu en fais quoi ?!
- Si tu m’aimais vraiment, tu ne te comporterais pas ainsi avec moi.
- Ah, oui, ça veut dire quoi ça !?
- Tu es un pervers narcissique Baptiste. Si tu ne sais pas ce que ça veut dire, je t’invite à te renseigner. Tu es méprisant, possessif, manipulateur, extrêmement lunatique et j’en passe. En résumé, tu es très désagréable et toxique. J’ai mis des années à m’en rendre compte mais c’est terminé, je n’ai pas à subir ça plus longtemps.
- Putain, mais quelle connasse, j’y crois pas ! Avec tout ce que j’ai fait pour toi !
- Laisse tomber la culpabilité, ça ne fonctionne plus.
- Je travaille comme un dingue pour t’offrir cette vie confortable espèce d’ingrate. C’est pas avec ton salaire de coiffeuse que tu aurais pu te payer une maison et des vacances à l’étranger chaque été.
- Merci mais ce n’est pas suffisant pour me garder. J’aurais préféré avoir moins de confort et être avec quelqu’un de plus gentil.
- Compte pas sur moi pour bouger de la maison, je ne vais pas te faciliter les choses crois-moi !
- Je m’y attendais figure-toi. C’est pour ça que je m’en vais chez mon père, là, maintenant. Demain matin je récupère Sarah chez sa copine et nous vivrons chez lui le temps de trouver un appartement. Cependant, je te préviens, mon avocat va te contacter rapidement alors je te conseille de te faire à l’idée parce-que ce divorce va avoir lieu.
Je sens que la colère qui monte progressivement en Baptiste est sur le point d’exploser. Sa main droite est en train de monter dans un mouvement lent et crispé. Il faut que je parte au plus vite.
- Si jamais tu portes la main sur moi, je dépose une plainte pour coup et blessure. Une femme battue c’est pris au sérieux et pour le divorce ça ne va pas t’aider du tout.
Sur ce, je m’éloigne, récupère les valises rapidement et sors de la maison. Pas le temps de m’appesantir sur mes mains qui tremblent et ma respiration qui peine à retrouver un rythme normal. Une fois dans ma voiture, je démarre rapidement, en route vers une vie plus heureuse."
Aucun vécu personnel n'a inspiré ce récit.

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